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Arrêter les fusions et acquisitions

“On n’avait pas assisté à autant de réflexions stratégiques de la part de nos clients, tant dans les achats, pour les entreprises qui ont le mieux résisté au Covid et à l’inflation, que dans les ventes, pour celles qui veulent alléger leur fardeau. Structurer ou simplifier leur organisation”, précise Nicolas Constant, associé chez Centerview. 448626984/Iryna – stock.adobe.com

DÉCRYPTAGE – L’instabilité économique fait chuter le nombre d’opérations réalisées. Vendeurs et acheteurs restent méfiants.

Les derniers jours de juillet et les premiers jours d’août n’ont pas dérogé à la règle. Avant de partir en vacances, les banquiers et les avocats d’entreprise ont donné un dernier coup de fouet pour conclure des affaires qui avaient mis des mois à se préparer : le suppression de GreenYellow par Casino Jeudi, celui d’Akiem par la SNCF Lundi.

Pourtant, ces deux opérations emblématiques occultent une réalité inquiétante pour ces professionnels du M&A. Le marché des fusions et acquisitions a subi un arrêt soudain, avec de nombreux projets fermés et très peu de nouveaux émergeant pour alimenter le pipeline de la rentrée scolaire.

« Depuis plusieurs semaines, les LBO sont à l’arrêt, note Nicolas Constant, associé chez Centerview. Il n’y a plus d’argent pour ce genre d’opération. Il faudra probablement attendre la fin de l’année pour que les prêteurs retrouvent capacité et appétit..» En France, la cession de Tessi (gestion des paiements) semble être interrompue par le fonds HLD. Ainsi que ceux des labos…

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