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Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre dans les premières images de son biopic

Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.
SND Groupe M6 Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.

SND Groupe M6

Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.

CINÉMA – 15 ans après sa mort, un hommage à l’Abbé Pierre se prépare pour le cinéma. Frédéric Tellier, à l’origine de Le cas SK1, Sauver ou périr ou Goliathprend les rênes de ce nouveau biopic dont les premières images ont été diffusées le lundi 1er août.

Pour incarner l’homme, Benjamin Lavernhe de la comédie française (Le sentiment de fête, Le discours) a été choisi par le cinéaste. On le découvre presque méconnaissable, barbu et court sur les photos.

Pour ce biopic, simplement et provisoirement baptisé jeAbbé Pierre, l’acteur incarnera toute la vie adulte du prêtre jusqu’à sa mort en janvier 2007, à l’âge de 94 ans. On observera donc sa métamorphose tout au long du film, caractérisée par le maquillage et les prothèses.

Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.
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Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.

Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.
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Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.

“C’est mon expérience la plus importante au cinéma à ce jour, que ce soit la préparation, le nombre de jours de tournage ou la diversité des émotions et des épisodes à jouer. “, confie l’acteur dans une interview dans le Journal du Dimanche (JDD). ” L’abbé Pierre est une figure française très populaire, l’incarnation de l’humanisme, presque un saint. Enfin ça donne des ailes il ajoute.

“Une créature très complexe et ultra-sensible”

Le film, doté d’un budget de 15 millions d’euros, dévoilera, entre autres, la jeunesse et les nombreux combats de l’homme qui a fondé le mouvement Emmaüs en 1985. Le biopic explorera également “les aspects méconnus du prêtre”, lisent les notes de production.

“Ce qui m’intéressait, c’était de trouver l’homme derrière la gouaille que l’on connaît”, explique Frédéric Tellier au JDD. ” C’était un être très complexe et ultra-sensible, au sens pathologique, avec des réactions épidermiques. Il n’a pas non plus cessé de douter jusqu’à la fin”, a-t-il ajouté.

Du côté versant, à côté de Benjamin Lavernhe, on retrouvera également Emmanuelle Bercot dans le rôle de Lucie Coutaz, la femme qui l’a caché pendant la guerre et l’a assisté dans toutes ses obligations.

Sans elle, qui avait les pieds sur terre, Emmaüs n’aurait jamais survécu », explique Laurent Desmard, ancien délégué général d’Emmaüs. ” L’abbé partit dans tous les sens car tout l’intéressait. Il avait tendance à dépenser généreusement, elle le reformulait avec fermeté. Les compagnons la surnommaient « Lulu la terreur » ou « la tour de contrôle » ! », il ajoute.

Michel Vuillermoz de la Comédie Française incarne Georges Legay, le tout premier membre d’Emmaüs. Ancien bagnard et suicidaire, il décide en 1949 de suivre l’abbé Pierre. « Toi qui n’as rien à perdre, tu peux m’aider à aider les autres », l’avait-il convaincu.

Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.
SND Groupe M6 Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.

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Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, dans le biopic sur le fondateur du mouvement Emaüs, réalisé par Frédéric Tellier.

L’abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, est né dans une famille bourgeoise. Il était à la fois résistant, député, défenseur des sans-abri, révolutionnaire et iconoclaste. ” Des bancs de l’Assemblée nationale aux bidonvilles de la banlieue parisienne, son dévouement aux plus faibles lui a valu une renommée internationale. Pourtant il doutait de son action chaque jour » dit le synopsis.

De son vivant il a déjà eu droit à un film, hiver 54 (1989), de Denis Amar, avec Lambert Wilson dans le rôle de l’Abbé. Ce nouveau biopic devrait voir le jour au premier semestre 2023. Cependant, il n’y a pas encore de date précise.

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