in

BMW Série 3 E21 (1975 – 1982), première d’une lignée à succès, à partir de 7 500 €

Que sont les objets de collection ?

Ce sont des voitures d’une importance particulière et méritent donc d’être préservées. Pas forcément anciens, ils existent en certaines quantités, soit parce que le fabricant l’a décidé, soit parce que leur production a été arrêtée. Ils bénéficient alors de caractéristiques qui les rendent particulièrement attractifs : un moteur, un châssis, un design ou un concept. Enfin, ils sont susceptibles de voir leur note augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner pour tout le monde !

Pourquoi la BMW Série 3 E21 est-elle une pièce de collection ?

Le modèle emblématique de BMW, la E21, a jeté les bases de toute la Série 3, à savoir un savant mélange de sportivité, de luxe, d’efficacité et de polyvalence. Surtout équipé du fantastique M20 6 en ligne : bref, un concentré de BMW ! Bien que produite en grande quantité, la E21 est aujourd’hui rare en très bon état, elle mérite donc d’être préservée. L’augmentation continue de la valeur aide à décider!

Après sa miraculeuse “Neue Klasse” de 1961 qui l’a sauvé d’un rachat, BMW a pu compter sur la 02 de 1966 pour augmenter sa production. Ce dernier a en effet eu un grand succès et pour le remplacer nous avons pris de nombreuses précautions. Impensable de sortir de la formule ! Nous l’avons donc amélioré, suivant la tendance de l’époque vers plus de confort. Nous avons donc soigné la cabine et rendu la ligne plus élégante.

La Série 3 E21, présentée pour la première fois en 1975 en 316 et 318, se contentait de deux projecteurs.
La Série 3 E21, présentée pour la première fois en 1975 en 316 et 318, se contentait de deux projecteurs.

Celle-ci a été rédigée sous l’impulsion du Français Paul Bracq, transfuge de Mercedes s’est chargé de la conception BMW en 1970. En 1972, le constructeur bavarois commence à scinder sa gamme en séries, en commençant par la série 5. De ce fait, en juin 1975, il présente une Série 3 E21, en remplacement de la 02. Bien que classique, elle séduit par son look moderne, sportif dans l’habitacle, outre une très belle finition, une console centrale orientée conducteur. Signe d’une ergonomie soignée, cet élément se répandrait dans toute la gamme BMW et perdurerait encore aujourd’hui. Techniquement, la E21 est une propulsion indépendante, tout comme sa devancière.

La 320, arrivée quelques mois après les 316 et 318 fin 1975, se distingue par ses quatre phares.
La 320, arrivée quelques mois après les 316 et 318 fin 1975, se distingue par ses quatre phares.

Sous le capot, la Série 3 ne recevra dans un premier temps que des M10 4 cylindres, dès la 02. Un 1,6 l de 90 ch (316) et un 2,0 l soit à carburateur (320, 109 ch) soit à injection (320i, 125 ch). L’équipement est dans le ton de l’époque, montre, fourre-tout, boite à gants, appuis-tête… Pas énorme donc, d’autant que les barres stabilisatrices sont aussi en supplément ! Le 320 ajoute des phares longue portée et un tachymètre. Evidemment les tarifs sont élevés : de 28 900 F (actuellement 21 100 € selon l’INSEE) pour la 316 à 36 500 F (actuellement 26 650 € selon l’INSEE) pour la 320i.

Les E21 de pré-série se sont passés d'une bande nervurée entre les feux arrière.
Les E21 de pré-série se sont passés d’une bande nervurée entre les feux arrière.

Les ventes démarrent très bien et en 1976 la gamme s’enrichit d’une 318 (1,8 l, 99 ch). Mais en 1977 la gamme se renforce avec un modèle qui signifiera beaucoup pour la E21 : la 323i. En effet, il reçoit le mythique BMW 6 en ligne, un 2,3 l de 143 ch. Avec une vitesse de 200 km/h, la 323i offre des performances très élevées dans une carrosserie relativement compacte, même si elle se contente de la boîte de vitesses à 4 rapports de série, une boîte existante en option, en rapport long ou court. En fait, vous pouvez vous permettre un différentiel à glissement limité ! Cette variante est une grande réussite.

Il s'accorde mieux avec le bandeau côtelé des derniers modèles, ici en 1976.
Il s’accorde mieux avec le bandeau côtelé des derniers modèles, ici en 1976.

Dans le même temps, la 320 passe aussi au 6 cylindres, un 2.0 l de 122 ch uniquement à carburateur. En 1979, une version cabriolet est proposée, avec une carrosserie Baur. En 1980, la 318i (105 ch) à injection a remplacé la 318 en France, puis un modèle d’entrée de gamme 315 (75 ch) a fait baisser le prix de base fin 1981. C’est le chant du cygne de la Série 3 E21, remplacé par le‘E30’ fin 1982. 1,36 million d’unités produites : contrat rempli !

Une des grandes qualités de la Série 3 E21 : un intérieur cossu, bien fini et ergonomique à défaut d'être bien équipé et spacieux.
Une des grandes qualités de la Série 3 E21 : un intérieur cossu, bien fini et ergonomique à défaut d’être bien équipé et spacieux.

Combien ça coûte ?

Longtemps boudée, la E21 a vu sa cote grimper. Pour 7 500 € vous obtenez une 315 ou une 316 en bon état. Pour 8 500 € vous avez droit à une 318, alors que pour une 320 à 4 cylindres vous facturerez plutôt 10 000 €. Les 6 cylindres sont en bon état tout à fait à 13 000 €. Et le 323i ? Ne vous attendez pas à moins de 18 000 €, alors que pour 21 000 € vous pouvez trouver une jolie voiture équipée de la boite 5. Mais pour un exemplaire avec une boite courte et à fermeture automatique, c’est un ticket de 26 000 € en bas du mot . Oui, ça pique…

En 1979 la Série 3 E21 est légèrement retouchée : rétroviseur extérieur agrandi et noir, jupe avant modifiée.
En 1979 la Série 3 E21 est légèrement retouchée : rétroviseur extérieur agrandi et noir, jupe avant modifiée.

Quelle version choisir ?

Vu le prix du 323i, un 320 6 cylindres est un bon compromis, voire un 320i si rester dans le 4 cylindres ne vous rebute pas.

Eh bien en option, car ici (jantes alliage, toit ouvrant, tablier avant) la Série 3 E21 prend de la valeur.
Eh bien en option, car ici (jantes alliage, toit ouvrant, tablier avant) la Série 3 E21 prend de la valeur.

Versions de collection

Toute Série 3 E21 en parfait état est une pièce de collection. Mais la plus recherchée est bien sûr la boîte de vitesses courte/limitée 323i 5 d’origine, une configuration extrêmement rare.

Le 6 en ligne du 323i est très solide si l'on veille au refroidissement.
Le 6 en ligne du 323i est très solide si l’on veille au refroidissement.

Que surveiller ?

Comme toutes les BMW de ces années, la Série 3 E21 a beaucoup souffert de la corrosion. Il attaque sournoisement, en s’attaquant d’abord à ce que vous ne voyez pas : examen minutieux des fondations nécessaires à l’achat !

Ensuite avec un 6 cylindres il est important d’avoir un circuit de refroidissement en bon état. Sinon, le moteur surchauffera et la culasse longue tournera. A la clé, une grosse facture… Sur la 320/6, le carburateur Solex quatre corps est une purge à régler. Les 4 cylindres sont sans histoire, donc très robustes, tout comme les boites, mais attention, tous ces blocs sont à courroie crantée : n’oubliez pas de la remplacer !

Dans l’habitacle, le plastique du revêtement de la planche de bord se fend et le velours des sièges se déchire, autant d’éléments qu’il n’est pas facile de refaire.

Pour le reste, la E21 vieillit assez classiquement et BMW propose pas mal de pièces détachées. Bon point!

Le moteur domine l'expérience de conduite à bord de la BMW 323i, ici une voiture de 1981, mais le châssis est sympa aussi... si vous savez conduire.
Le moteur domine l’expérience de conduite à bord de la BMW 323i, ici une voiture de 1981, mais le châssis est sympa aussi… si vous savez conduire.

La conduite

A bord de la 323i, comme dans toutes les E21, on est surpris par deux choses : le faible espace à l’arrière et l’agrément des places avant. Oui, la chaise est solide, mais elle se maintient bien. De plus, malgré le peu de réglages disponibles, la position de conduite est parfaite ! Quant au tableau de bord, il reste un régal pour les yeux : un modèle du genre.

Mais ce n’est rien comparé au son d’un 6 en ligne. C’est doux, mélodieux, aérien… Ce son justifie à lui seul l’achat de la voiture. Seul l’agrément de la 323i passe aussi – et surtout – pour son incroyable souplesse et son punch assez réjouissant pour une si vieille voiture.

Ce tableau de bord... Un pur plaisir, même plus de 40 ans après son apparition.  Ici dans une 323i de 1981.
Ce tableau de bord… Un pur plaisir, même plus de 40 ans après son apparition. Ici dans une 323i de 1981.

Bref, elle offre les performances d’une compacte sportive très pointue du type Ritmo Abarth, mais dans un raffinement incomparable. Car la BMW reste silencieuse, et sa boîte de vitesses un miracle de souplesse. La direction, dirigée un peu trop vers le bas, n’est pas très agréable, mais reste assez précise. Comportement ? C’est sain et équilibré, mais la prise en main reste moyenne.

Du coup, la motricité fait vite défaut, également avec le glissement limité, et la BMW atteint vite ses limites. Avantage, il le rend très joueur si vous avez de bonnes capacités de pilotage, et c’est aussi l’avantage de cette version. Attention, sur le mouillé il faut être très prudent. En roulant calmement, tout va bien, même si la suspension semble ferme et les freins faibles, comme avec les voitures de cette époque épique. La 323i a aussi le gros avantage d’une faible consommation de carburant : 8,0 l/100 km en conduite normale.

L’alternative youngtimer

BMW Série 3 E36 (1990 – 2000)

Sortie en 1990, la BMW Série 3 E36 surprend par sa ligne... et sa finition en nette baisse !
Sortie en 1990, la BMW Série 3 E36 surprend par sa ligne… et sa finition en nette baisse !

Il casse le moule avec son corps, inclinant la grille dans le sens du vent et plaçant ses lampes rondes sous la verrière. Et il adopte un train arrière multibras en forme de Z qui deviendra une école chez BMW. La Série 3 E36 a donc été très surprenante lors de sa sortie fin 1990, séduite par son immense agrément de conduite, notamment dans la 325i, dont le 6 en ligne 2,5 l 24 soupapes développe 192 ch. Mais il déçoit aussi par sa finition presque brouillonne.

Proposée en coupé en 1992, en cabriolet à partir de 1993, en Compact en 1994 et en break en 1995, elle est restylée pour 1996. Là, la finition progresse considérablement, et la M3, apparue en 1992 (3.0 l , 286 ch) , passe à 3,2 l pour 321 ch et gagne une boîte de 6. La Série 3 E36 est progressivement remplacée à partir de fin 1997 par la E46, la toute dernière Compact sortie en 2000. produit ! A partir de 2 500 €.

La BMW Série 3 E21 a été en partie découverte grâce au carrossier Baur.
La BMW Série 3 E21 a été en partie découverte grâce au carrossier Baur.

BMW 323i E21 (1981), fiche technique

  • Moteur : 6 cylindres en ligne, 2315 cm3
  • Alimentation : Injection Bosch K-Jetronic
  • Suspension : jambes de force McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice (AV); triangles, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice (AR)
  • Transmission : 4 ou 5 manuelles ou 3 automatiques, propulsion
  • Puissance : 143 ch à 5 800 tr/min
  • Couple : 190 Nm à 4 500 tr/min
  • Poids : 1135 kg
  • Vitesse maximale : 190 km/h (données constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 9,5 s (données constructeur)

Pour retrouver les annonces de BMW Série 3 E21, rendez-vous sur le site de la centrale électrique.

Vives tensions à la frontière serbo-kosovare : le gouvernement kosovar suspend sa décision contre la minorité serbe, l’OTAN “se prépare à intervenir”

Les aliments protecteurs qui font la différence