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Camaïeu, en cessation des paiements, placé sous tutelle

L’entreprise “travaille dès à présent sur le plan de continuation” pour sauver ses 2.751 salariés.

Quand les paiements sont arrêtés deux ans après le rachat par Financière immobilière bordelaise, le géant de l’habillement Monochrome a été placé sous tutelle lundi par le tribunal de commerce de Lille, a annoncé la direction à l’AFP.

Nous prenons acte de la décision du tribunal à la demande de Camaïeu. prononce l’ouverture de la procédure de sursis de paiement“indiquer la direction, spécifier de travailler”à partir de maintenant au prochain plan“, le but du conseil, qui emploie 2 571 travailleurs,”maintenir l’activité de l’entreprise et la marque Camaïeu“.”Cette décision doit permettre à Camaïeu, marque historique du textile français, d’avoir une période d’observation puis de présenter un plan de suivi pour poursuivre la transformation initiée par le groupe et assurer ainsi la pérennité de l’entreprise.», indique dans un communiqué le groupe Hermione People and Brands (HPB), la division distribution du FIB de l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon.

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L’enseigne, qui compte 538 magasins en France, a demandé l’ouverture de cette procédure lundi dernier et déclaré avoir cessé ses paiements, notamment grevée par des loyers impayés. Cette demande a été faiteaprès une période de plusieurs mois caractérisée par une série de difficultés exogènesHPB développé. “Déjà très fragile au moment de la reprise“en 2020”Camaïeu a fait face à une vague de crises majeures et inédites successives dues à la crise du COVID, aux détentions à répétition (…) et à la désorganisation des transports mondiauxdit le communiqué de presse.

HPB cite également un “cyber-attaque d’une ampleur exceptionnelle, ainsi que les conséquences de la guerre en Ukraine et la hausse des prix des matières premières“.”Camaïeu, déjà largement fragilisé par cet enchaînement d’événements inédits, fait face depuis le 30 juin à l’arrêt de la Cour suprême de cassation, déniant aux commerçants le droit de demander une réduction de leurs loyers pour la période Covid.ajoute HPB. “Même si le tribunal valide un plan de continuité, on sait très bien qu’il y aura une réorganisation des effectifs, donc un plan social, donc des dégâts sociaux», a réagi pour l’AFP Thierry Siwik, député CGT de Camaïeu. “Pour minimiser ce préjudice social, nous allons construire une action avec la CGT HPBil ajouta.


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