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dans les coulisses du deuxième sauvetage des Girondins de Bordeaux

Le passage pour la DNCG ce mardi après-midi fermé pour les Girondins de Bordeaux une succession de deux mois très mouvementés sur le plan sportif supplémentaire ! Une série dans laquelle le club a tout simplement failli disparaître après la décision de la gendarmerie financière du football français de le reléguer deux fois en National 1, en première instance puis en appel. Finalement repêchés in extremis en Ligue 2 grâce à l’aval du tribunal de commerce de Bordeaux, du CNOSF et de la FFF, les Girondins de Bordeaux ont frôlé la correctionnelle. Et ils sont passés par tous les états.

A court terme, les supporters bordelais peuvent souffler et se concentrer principalement sur le terrain : “Lieu de sport”, tonnes, pendant plusieurs jours, Gérard Lopez, le propriétaire et président de Marine et Blanc. C’était l’heure. Mais avant d’entrer à fond dans le chapitre sportif avec notamment le mercato, France Bleu Gironde vous propose de revenir dans les coulisses de ce deuxième sauvetage des Girondins, en l’espace d’un an.

La direction du jour a compris que ce serait très compliqué

Certains avaient compris dès le départ que cela deviendrait un parcours du combattant, suite à la relégation sportive du club en Ligue 2. Et le 14 juin, lors du premier passage pour la DNCG, tout le monde en a pris conscience. Hormis l’audition très compliquée de la délégation bordelaise, l’hostilité des adversaires du jour et surtout la présence non autorisée d’un membre de l’instance, fin connaisseur du club, n’auguraient rien de bon pour la suite. Cette personne qui n’hésite pas à “détruire” le dossier bordelais tout en divulguant de fausses informations à la presse sur les événements de la journée. Son comportement lui vaudra aussi un petit rappel à l’ordre du patron de la DNCG. La direction des Girondins a confirmé que certains membres du club jouaient contre eux depuis plusieurs mois.

« D’une part, nous étions naïfs et nous n’avions pas grand-chose en réserve ; et d’autre part, nous avons rapidement eu le sentiment que le dossier ne serait pas que de nature financière et que nous ne laisserions absolument rien derrière nous », dit un proche du dossier.

En coulisses, certains espèrent même voir le club faire faillite pour le reprendre en National 3. Les fichiers sont presque déjà bloqués. De plus, durant les deux mois, plusieurs fuites vont tellement interpeller la direction du club que Gérard Lopez enverra un mail aux membres du conseil d’administration leur rappelant qu’ils sont soumis à une clause de confidentialité. Cette atmosphère des plus malsaines au sein même des Girondins ne restera pas sans avenir.

Gérard Lopez, propriétaire et président des Girondins de Bordeaux
Gérard Lopez, propriétaire et président des Girondins de Bordeaux © Maxppp
PHOTOPQR/SUD-OUEST/MAXPPP

Selon nos informations, la structure du club devrait changer rapidement. Gérard Lopez, par exemple, évoquait récemment la création d’un conseil stratégique. L’option d’un conseil d’administration, dirigé par l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois et un ou deux membres de sa famille, accompagné d’un conseil de surveillance, est également sur la table. En revanche, l’hypothèse de la nomination d’un vice-président prenait du plomb dans l’aile : “Le patron est celui qui met l’argent dedans, pourquoi cela changerait-il ?”, répète l’entourage du président des Girondins de Bordeaux.

Le Jour Qui Forteresse Gérard Lopez. essayé de tirer

C’était un week-end de juin. La tension est alors très grande entre Gérard Lopez et ses créanciers, les fonds d’investissement américains, Fortress et King Street. Ces derniers décident simplement “d’échanger” la dette des Girondins en “urgence”. C’est-à-dire de le mettre sur la place publique, et en fait, de le donner au premier qui vient à table avec un minimum d’argent. Les Américains proposent simplement à Gérard Lopez de récupérer sa mise de départ de 10 millions d’euros, et un pourcentage de la valeur du club en cas de vente.

Selon France Bleu Gironde, deux hommes d’affaires américains qui travaillent avec des fonds d’investissement se montrent intéressés. L’un d’eux est copropriétaire d’une franchise NBA et d’un bon club de football européen. Ils contactent Gérard Lopez qui, bien sûr, ne les accueille pas à bras ouverts. Au final, la tentative de Fortress échoue rapidement : “C’était impossible, le timing était impossible. Cette tentative était trop tardive et surtout désorganisée.” GL remporte ce premier moment chaud alors que les négociations se poursuivent pour réduire la dette et que la commission d’appel de la DNCG approche.

Le jour où Gérard Lopez a fait tapis

“Tout en” comme disent les joueurs de poker. C’est ce que l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a décidé de faire entre la décision d’appel de la DNCG et du CNOSF ! Un énorme bluff où il a dit aux deux fonds d’investissement qu’il écraserait tout et retirerait ses couilles de l’affaire s’ils ne faisaient pas un gros effort sur la dette pour sauver le club. “Nous avons dû entrer”, répond un proche de GL. Comme révélé L’équipe, Gérard Lopez menace simplement ses créanciers de liquider de force le club. Et bye bye la dette de 53 millions d’euros pour les américains.

Ce coup très risqué, Gérard Lopez l’assume aujourd’hui et dit qu’il savait pertinemment que Fortress et King finiraient par lâcher prise. Après trois jours de tension, voilà ce qui va se passer. Les fonds d’investissement accepteront de réduire la dette de 75%, notamment en n’en abandonnant que la moitié. L’autre partie a été restructurée. Et finalement, la dette financière du club n’est plus que de 8 millions d’euros grâce au récent transfert de Jules Koundé au Barça.

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Gérer mes choix

Mais attention, cet effort extraordinaire des fonds d’investissement ne doit pas être sans avenir. Ils n’ont pas l’intention de s’asseoir sur 26 millions d’euros. Selon plusieurs sources outre-Atlantique, les conseils d’administration de Fortress et King Street, ainsi que ceux du club, envisagent d’intenter une action en justice contre la DNCG pour ingérence et de demander réparation des conséquences des décisions prises qui conduiraient à d’importants capitaux. pertes pendant ce mercato. Plusieurs clubs français pourraient être ajoutés au dossier.

Le jour où Nasser Al-Khelaifi propose de parler

Dans le football français, on sait que Gérard Lopez a peu d’amis, et donc beaucoup d’ennemis. “Honnêtement, nous avons eu très peu de soutien ces dernières semaines. Nous avons même tiré d’énormes coups d’anciens joueurs. J’avoue que cela n’a pas été facile ces derniers jours”, a-t-il déclaré. déplore l’entourage du président des Girondins. Au milieu de ce milieu hostile, un homme a proposé de sortir du rang, et pas n’importe qui : Nasser al-Khelaïfi, le président du Paris-Saint-Germain. Le dirigeant qatari était prêt à s’adresser publiquement aux médias pour soutenir l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois.

Nasser al-Khelaïfi, le président du Paris-Saint-Germain.
Nasser al-Khelaïfi, le président du Paris-Saint-Germain. ©AFP
Bertrand GUAY/AFP

Un autre est resté mais c’était l’un des rares “Lopez ne casse pas” devant les tribunaux français. Il s’agit de Jean-Michel Aulas, le président de l’OL. “Il n’était pas non plus avec sa banderole ‘vive Gérard Lopez’, mais au moins il n’était pas contre nous, bien au contraire !”, raconte un témoin des négociations de ces dernières semaines.

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