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Des scientifiques découvrent une mystérieuse rangée de trous au fond de l’océan Atlantique

Alors qu’ils exploraient le sommet d’un volcan sous-marin au nord des Açores, à 2 540 mètres de profondeur, leur caméra télécommandée a capturé des images d’une série de trous presque identiques et parfaitement alignés de plusieurs centimètres de profondeur. “Nous avons observé plusieurs de ces trous dans les sédiments”, rapporte la mission Ocean Exploration de l’Agence des États-Unis pour l’observation océanique et atmosphérique (NOAA). “Bien qu’ils semblent presque artificiels, les petits tas de sédiments autour des trous leur donnent l’impression d’avoir été creusés par… quelque chose.” Mais quoi ?

Exploration océanique de la NOAA

“Traces de vie”

Si l’origine de ces trous reste un mystère, ce n’est pas la première fois que des chercheurs les rencontrent. En juillet 2004, lors d’une exploration à 2 082 mètres de profondeur le long de la dorsale médio-atlantique nord, les scientifiques en ont découvert plusieurs en particulier. Ces lignes sont appelées “Lebenspuren” (traces de vie) et ont été observées à plusieurs reprises depuis lors.

Dans un article publié en janvier 2022 dans le magazine “Frontiers in Marine Science”, Michael Vecchione et Odd Aksel Bergstad expliquent que ces lignes ont des longueurs différentes, allant de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres, qu’elles sont tantôt droites, tantôt courbes et certaines se croisent. A chaque fois, la distance entre les trous est égale à leur longueur, quelles que soient leur taille et leur forme. Les trous qui semblent s’être formés le plus récemment sont chacun entourés de petits tas de sédiments, tandis qu’autour des trous qui semblent plus anciens, ces petits tas sont moins apparents. Les trous, en revanche, sont partiellement remplis de sédiments.

Ces rangées de trous deviennent


Ces rangées de trous sont appelées “Lebensspuren”, ce qui signifie “spores de vie”.

Frontières des sciences marines

Une créature marine ?

“La source des trous ou la façon dont ils ont été construits est inconnue”, écrivent les auteurs de l’étude. Mais selon eux, “les sédiments accumulés peuvent indiquer une excavation par un organisme infaunique”, c’est-à-dire un enterrement vivant dans la boue ou le sable. Ils évoquent également la possibilité de “creuser, par exemple, un appendice alimentaire d’un gros animal”. Ils évoquent spécifiquement le homard aveugle, mais sans preuve pour étayer cette hypothèse. “Les traces observées rappellent les ichnofossiles (traces d’activité biologique qui ont été fossilisées) signalés dans les faciès marins profonds”, affirment-ils également.

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