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deux ans après l’explosion, la vérité étouffée

De la fumée s’élève des silos à grains partiellement effondrés à Beyrouth, endommagés en août 2020 lors de l’explosion du port. Issam Abdallah / Reuters

RÉCIT – L’ancienne classe politique ignore les revendications des Libanais et accepte de faire obstruction à l’enquête et de veiller à ce qu’aucun haut responsable ne soit tenu pour responsable.

Beyrouth

Au centre-ville de Beyrouth, les portraits en noir et blanc que l’artiste américain Brady Black a dessinés pour donner un visage pour les victimes de l’explosion du port le 4 août 2020. Collé à la palissade de l’un des ces innombrables projets immobiliers abandonnés, certains sont déjà partis, remplacés par des publicités. D’autres se dégradent lentement.

Des affiches des victimes de l’explosion sont accrochées à des poteaux le long d’une autoroute à Beyrouth. MOHAMED AZAKIR/REUTERS

La catastrophe n’est pourtant pas ancienne : il y a à peine deux ans, plusieurs centaines de tonnes de nitrate d’ammonium, stockées dans un hangar du port de la ville, explosaient. L’explosion, d’une force qui atteignait rarement une explosion non nucléaire, a détruit près de la moitié de la ville, tuant près de 220 personnes, en blessant 6 500 autres et jetant 300 000 habitants à la rue.

On sent la fatigue de la population. De moins en moins d’entre nous se battent pour la vérité

Paul Najjar, père d’Alexandra, trois ans, décédée dans l’explosion

Mais les séquelles du drame s’estompent peu à peu. Bien sûr, la jetée est toujours là – peu de bâtiments privés ont été reconstruits – et les habitants ne sont toujours pas rentrés chez eux faute de logements décents. En dépit…

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