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EDF pourrait encore réduire sa production nucléaire

Coup dur pour EDF. Terwijl meer dan de helft van de 56 kernreactoren al stilgelegd is wegens onderhoud of corrosieproblemen, zou de elektricien de komende dagen genoodzaakt kunnen zijn om zijn nucleaire productie verder te verminderen en zelfs een van de vier reactoren van de Tricastin-centrale (Drôme) stil te poser. en raison des températures élevées des rivières. Ceci alors que la production d’énergie nucléaire est aujourd’hui “au niveau le plus bas depuis des années à 290 térawattheures” (contre une capacité de 460 TW en temps normal), rappelait récemment Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie.

Restrictions à partir du 6 août

En raison des prévisions de températures élevées sur le Rhône, des restrictions de production sont susceptibles d’affecter le site de production nucléaire du Tricastin à partir du 6 août 2022, voire jusqu’à la fermeture d’une unité. “Cependant, une production d’au moins 400 MW devra être garantie avec le maintien de 2 tranches liées aux contraintes du réseau”, précise le groupe.

Le Tricastin dispose de 4 réacteurs de 900 MW chacun.

Pour rappel, les réacteurs nucléaires pompent de l’eau dans les rivières ou les mers pour les refroidir, et rejettent de l’eau chauffée, rejets soumis à des températures limites pour préserver la biodiversité aquatique. EDF réduit parfois la puissance de ses réacteurs – voire les arrête – pour maintenir la température des cours d’eau.

Depuis vendredi dernier, EDF tire la sonnette d’alarme en prévenant que la production de la centrale pourrait être affectée par l’échauffement des voies d’eau servant au refroidissement des réacteurs.

“A ce jour, seul le réacteur n°2 du Tricastin a modulé sa puissance pour respecter son ordre de décharge (par deux fois pendant quelques heures les 29 juillet et 31 juillet)”, a indiqué mardi à l’AFP un porte-parole après midi.

D’autres plantes peuvent être affectées

Par ailleurs, EDF a également mis en garde contre d’éventuelles “contraintes de production” à la centrale de Saint-Alban (Isère), également sur les bords du Rhône, avec, cependant, également une production minimale prévue. De telles restrictions sont également envisagées à la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), cette fois en raison des prévisions de températures élevées pour un autre cours d’eau, la Garonne.

Depuis 2006, chaque centrale dispose de ses propres limites réglementaires de température de rejet d’eau à ne pas dépasser, afin de ne pas surchauffer les cours d’eau environnants et de protéger leur faune et leur flore. Les centrales pompent en effet de l’eau pour refroidir les réacteurs avant de s’en débarrasser. La réglementation prévoit d’éventuelles déviations temporaires sur certains sites afin qu’ils puissent fonctionner à des températures élevées et garantir le fonctionnement de l’infrastructure.

Les restrictions augmentent en 2022

Bien qu’ils n’aient été utilisés qu’une seule fois jusqu’à présent, en 2018 pour la centrale de Golfech, et ce pendant 36 heures, ces écarts à la réglementation environnementale explosent cette année. Avec les premières chaleurs de cette année, EDF a déjà dû réduire la puissance d’un réacteur pendant quelques heures en mai dans le Blayais puis à Saint-Alban en juin. Mi-juillet, jusqu’au 24 juillet, des dérogations ont été accordées aux centrales de Golfech, Blayais (Gironde), Saint-Alban et Bugey dans l’Ain.

Les centrales les plus exposées au risque de dépassement des limites de rejet d’eau thermale sont Golfech, Le Blayais, Bugey, Saint-Alban et Tricastin sur Rhône. Par ailleurs, Chooz, dans les Ardennes, en raison d’un accord franco-belge sur le débit de la Meuse, avait indiqué EDF début juillet.

Mi-juin, EDF expliquait que depuis 2000, les pertes dues aux températures élevées ou aux faibles débits fluviaux représentaient en moyenne 0,3 % de la production annuelle du parc. Or, selon RTE, les canicules ont déjà entraîné des indisponibilités simultanées de réacteurs atteignant près de 6 GW, soit environ 10 % de la puissance installée, et ce problème devrait s’aggraver dans les années à venir.

Outre leur impact sur la biodiversité, le débat sur les anomalies suscite des interrogations lorsque les turbines à combustion sont mises en marche au fioul pour répondre à la demande croissante et non à l’électricité nucléaire, comme cela s’est produit récemment.

Le fioul à la place du nucléaire pour produire de l’électricité en période de canicule : un choix difficile