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En Haïti, près de 500 personnes ont été tuées, blessées ou portées disparues dans la banlieue de Port-au-Prince en dix jours, selon l’ONU

Photo prise le 23 juillet dans une école transformée en refuge pour les familles forcées de quitter leurs maisons à Cité Soleil, Port-au-Prince, Haïti, en raison des combats de gangs.

Plus de 471 personnes ont été tuées, blessées ou portées disparues dans les violences des gangs à Cité-Soleil, à la périphérie de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, du 8 au 17 juillet, a averti l’ONU lundi 25 juillet.

« De graves incidents de violence sexuelle à l’encontre de femmes et de filles, ainsi que de garçons recrutés par des gangs, ont également été signalés., a regretté l’ONU dans un communiqué. Environ 3 000 habitants de cette commune, la plus pauvre de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, ont dû fuir leur domicile, dont “des centaines d’enfants non accompagnés”.

Les organisations humanitaires, qui ont commencé à venir en aide aux plus vulnérables, rapportent que la situation sécuritaire reste très fragile. L’ONU dans son communiqué déplore le fait que : “l’accès aux soins” [soit] limité ou inexistant, avec de nombreux centres de santé fermés et un accès limité du personnel médical à la zone, tandis que la nourriture et l’eau manquent ».

Depuis plus de deux ans maintenant, les gangs, qui jouissent d’une impunité généralisée, ont étendu leur pouvoir territorial au-delà des bidonvilles de la capitale haïtienne et le nombre d’enlèvements vicieux a augmenté.

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Plusieurs institutions attaquées à Port-au-Prince

Ulrika Richardson, Coordonnatrice des Nations Unies en Haïti, s’est exclamée : « toutes les parties à mettre fin à la violence meurtrière et à rester déterminées à maintenir un corridor humanitaire ouvert vers Cité-Soleil, afin de permettre un accès sans entrave à l’aide humanitaire et médicale d’urgence aux civils dans le besoin ».

Face à une police nationale en sous-effectif et sous-équipée, des gangs criminels ont attaqué des institutions clés à Port-au-Prince depuis début juin, comme le palais de justice et l’administration portuaire. Contestant sa légitimité, le Premier ministre Ariel Henry ne s’est pas encore exprimé sur cette éruption de violence qui a particulièrement tourmenté Cité-Soleil début juillet.

Haïti est plongé dans une crise politique à la suite des dernières élections, qui se sont tenues fin 2016. L’assassinat du président Jovenel Moïse par un commando armé à son domicile le 7 juillet 2021 a grandement exacerbé la situation.

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Le monde avec l’AFP

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