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Girondins de Bordeaux. Le casse-tête salarial pour prendre de l’avance au mercato

Salaires inférieurs

La Charte de l’UNFP, le syndicat des joueurs, autorise une baisse automatique de 20% du salaire des joueurs après la relégation. Mais ce n’est pas si simple. En 2011, un joueur de Guingamp conteste la baisse unilatérale (décidée uniquement par l’employeur) de son salaire et saisit la justice. La Cour de cassation (2016) puis la Cour d’appel (2018) lui a donné raison et il avait été dédommagé en recevant 36 000 euros d’arriérés de salaire.

Depuis, l’article est toujours présent dans le règlement de la LFP et dans la charte, mais il est considéré comme illégal et inapplicable. La plupart des clubs se protègent donc en incluant une “clause Ligue 2” dans les contrats de travail. C’est loin d’être le cas des Girondins – qui se sont longtemps crus à l’abri du danger – sauf dans les contrats les plus récents, comme ceux des jeunes. La coercition étant impossible, les Girondins font les choses différemment : selon nos informations, les joueurs ont reçu un courrier leur demandant d’accepter une baisse de salaire de 20 %.

Des négociations peuvent avoir lieu pour continuer avec tel ou tel joueur. Cela pourrait notamment concerner les pros qui sont formés en réserve, pour qui Bordeaux peut difficilement espérer une indemnité de transfert : Rouyard, Mexer (payé plus de 100 000 euros par mois pour une saison de plus), Medioub (prolongé de trois ans en février dernier pour encaisser 40 000 euros par mois plus 400 000 euros de prime d’ici septembre), Baysse (sous contrat jusqu’en 2024) ou Kwateng (70 000 euros par mois, contrat annuel).

Autant de conditions, souvent héritées des époques GACP et King Street, qui n’incitent guère les joueurs à quitter Bordeaux ou à faire des efforts. « Des négociations sont en cours. Certains joueurs ont accepté une coupe de 50% ou un report à la saison prochaine”, a déclaré une source proche du dossier, sans donner plus de détails. Ambassadeur international depuis janvier, Laurent Koscielny (250 000 euros par mois) n’est bien sûr pas inclus dans la masse salariale des joueurs.

Vendre des joueurs

Ces baisses de salaires laissent une marge de manœuvre insuffisante à Bordeaux, qui doit donc aussi vendre. Dans son plan déposé mardi devant le tribunal de commerce et la DNCG, il promettait de toucher 25 millions d’euros d’indemnité de transfert lors de ce mercato estival, sans compter l’intéressement sur Aurélien Tchouaméni (7,8 millions d’euros). Après le transfert de Sekou Mara à Southampton (11 millions plus 2 bonus), il reste encore entre 12 et 14 millions à trouver.

Mara ne représentait pas un salaire significatif. Idem pour Junior Onana, pour qui le club espère approcher les huit millions d’euros de chiffre d’affaires, et Alberth Elis, qui ne figurait même pas parmi les dix mieux rémunérés la saison dernière. Les Girondins – qui n’ont toujours pas officialisé l’exercice de son option d’achat à Boavista – n’excluent pas de conserver le Hondurien, mais l’agent du joueur a répété à plusieurs reprises qu’un départ cet été était inévitable.

En revanche, trois gros salaires sont en route, mais Hwang Ui-Jo (150 000 euros bruts par mois, contrat d’un an), Rémi Oudin (120 000 bruts, contrat de deux ans) et M’Baye Niang (90 000 bruts , contrat annuel) sont dans des situations très différentes. Le Sud-Coréen est intéressant pour plusieurs clubs, dont Nantes, et son départ devrait rapporter entre cinq et six millions d’euros. Le prix de l’ancien Rémois a été fixé à quatre millions d’euros par Admar Lopes, qui espère également obtenir une petite rémunération pour l’ancien Milanais.

Une bonne cession permettrait d’augmenter la trésorerie et ainsi de gagner une marge de manœuvre supplémentaire à la DNCG. Le problème, bien sûr, c’est que les Girondins ne sont nullement en position de force pour obtenir de bons prix.

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