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Jimi Hendrix, trois légataires successifs… et une frénésie d’albums posthumes

Entre Brian Jones et Janis Joplin, il est la deuxième célébrité du rock à rejoindre le “club des 27”, référence à l’âge de sa mort. Le 18 septembre 1970, Jimi Hendrix meurt à Londres, asphyxié par une ingestion massive de barbituriques. En trois ans, il s’est imposé comme le guitariste le plus révolutionnaire de son temps, dont l’influence s’étend du psychédélisme et du blues rock au métal et au funk. Le “Voodoo Child” laisse derrière lui trois albums studio au cours de sa vie (Es-tu expérimenté et Axe : Gras comme l’amour en 1967, le doublé Terre de dame électrique en 1968) et le live Bande de gitans (1970). Singles ajoutés, déjà collectés dans la compilation Coups fracassants, et des extraits de ses apparitions aux deux festivals qui ont accompagné son ascension, Monterey (1967) et Woodstock (1969).

Au fil des décennies, sa discographie s’est étoffée. Sans compter la multitude qui vient du marché pirate, il s’est enrichi de treize albums studio, souvent compétitifs, d’une quarantaine d’enregistrements live, d’une vingtaine d’anthologies et de tomes composés de scraps : tout ce qu’Hendrix a joué, même esquissé, est destiné à être publié. Cette abondance s’explique par l’existence de trois héritiers successifs : le manager Mike Jeffery, le producteur Alan Douglas, la famille du musicien. Tous ont voulu laisser leur empreinte sur cet héritage publié après la mort du musicien. Ces preuves d’amour ont fini dans un gros bordel, comme dans la chanson d’Hendrix Amour ou confusion.

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L’exploitation de cette aura n’a pas attendu la mort du guitariste. Tout a commencé en 1967, lorsque le producteur new-yorkais Ed Chalpin a sorti des chansons du groupe de rhythm’n’blues Curtis Knight & the Squires, auquel Hendrix, alors inconnu, avait contribué au cours des deux dernières années. Malgré sa promesse (verbale) de ne pas utiliser son nom, seule la nouvelle star prend une couverture anachronique avec une photo prise à Monterey. une, Silence maintenantest édité, dans lequel Curtis Knight ne ménage aucun effort pour imiter la voix de Hendrix et tromper l’auditeur.

Un pseudo-documentaire new age

Jimi Hendrix lui-même, ancien parachutiste du 101e Airborne est en partie responsable de ce chaos originel. Il signe trois contrats, un premier, en exclusivité et pour deux ans, en juillet 1965, avec Sue Records, le label new-yorkais qui lance Ike et Tina Turner, un second, de trois ans, en octobre avec Ed Chalpin, avant de débarquer à Londres. à l’automne 1966 pour former un groupe avec Chas Chandler et Mike Jeffery, bassiste et manager des Animals. Il y fonde son trio, The Jimi Hendrix Experience, et paraphe un troisième engagement avec le label Track Records..

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