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La prescription d’antibiotiques repart à la hausse, notamment chez les enfants, alerte de santé publique France

publié le mercredi 02 novembre 2022 à 10h50

Les antibiotiques ne sont efficaces que contre les bactéries, pas les virus, rappellent les pédiatres dans les colonnes du Parisien, soulignant qu’outre le risque de résistance aux antibiotiques, la prise inutile d’antibiotiques comporte des risques d’altération du microbiote.

“Les antibiotiques ne sont pas automatiques”. Si le slogan de cette campagne des années 2000 reste dans toutes les mémoires, le message passe moins bien aujourd’hui, souligne mercredi 2 novembre le parisien par le dévoilement d’un rapport de Santé publique France montrant que les prescriptions d’antibiotiques repartent à la hausse, notamment chez les plus jeunes.

Selon cette étude, En effet, la France reste le quatrième pays européen le plus consommateur, après la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie avec environ 700 recettes pour 1 000 habitants. atteint en 2021, alors que la consommation est en baisse constante depuis plus de 10 ans, avec une forte baisse en 2020 due au Covid-19.

“Il faut faire attention à ce qu’on fait. Ces armes thérapeutiques ont des effets secondaires”, prévient dans les colonnes du Parisien Docteur Christophe Batard, pédiatre à Vincennes (Val-de-Marne). “Si vous en prenez trop régulièrement, vous contractez des infections beaucoup plus difficiles à traiter”, car les bactéries qui survivent au traitement deviennent plus résistantes et se multiplient, souligne l’infectiologue Pierre Tattevin.

Dans ce contexte, depuis le 8 octobre, Santé publique France et l’Assurance maladie ont lancé une campagne avec pour slogan : “Les antibiotiques, un bon traitement, c’est d’abord bien les utiliser”. Et à juste titre, selon le rapport, 77% des Français pensent qu’ils sont efficaces contre la bronchite aiguë, plus de 65% aussi contre la bronchiolite et 53% en cas de grippe. Cependant, les antibiotiques combattent les bactéries, mais pas les virus, et doivent donc être très peu utilisés.. “On ne tue pas une mouche avec un bazooka”, résume Christophe Batard.

“En fait, 99% des bronchites et des rhinopharyngites sont virales. Pour l’angine chez l’enfant, c’est le cas 7 fois sur 10”, explique le pédiatre. Mais seulement 30 % des médecins utilisent les tests pour déterminer l’origine de l’angine, se plaint-il. Sans oublier ceux qui cèdent à la pression parentale, dont les préjugés persistent. Outre le risque de résistance aux antibiotiques, la pédiatre Raïssa Brulé alerte sur les risques de modification du microbiote. “Ce déséquilibre peut éventuellement conduire à des maladies chroniques, prévient-elle, rappelant de résister à la pression parentale. Il ne faut jamais prescrire à l’aveuglette.”

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