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Le Bas-Rhin, “artère vitale de l’Europe”, menace le transport des matières premières

Le Port de Duisbourg, le 26 juillet 2022.

La plupart des bateaux à moteur étaient encore amarrés dans la marina du port de Duisbourg, dans le nord-ouest de l’Allemagne, mardi 26 juillet. À cette époque de l’année, une telle tranquillité est inhabituelle, mais John Friedhelm ne s’en plaint pas. “Avec la pluie annoncée pour aujourd’hui, presque personne n’est là. C’est triste, mais pour une fois qu’il pleut, comptez sur nous ! »plaisante cet employé du Ruhrorter-Yacht-Club, une retraite rurale improbable nichée entre un pont en arc métallique et une centrale électrique, au cœur du plus grand port fluvial d’Europe, au confluent de la Ruhr et du Rhin.

Il n’y a pas si longtemps, à cause de la pluie, John Friedhelm n’aurait pas été content de croiser si peu de plaisanciers un jour d’été. Mais maintenant, “chaque goutte est la bienvenue”explique-t-il en désignant la sortie du petit port. « Il y a un banc de sable au milieu du canal. Auparavant, cela ne posait aucun problème, car il y avait toujours assez d’eau pour que les petits bateaux à moteur qui se trouvent ici puissent entrer et sortir sans aucun problème. Maintenant c’est plus compliqué et ça vaut le coup de savoir manœuvrer si vous voulez éviter de rester bloqué. »

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Malgré ces “petits désagréments”,,John Friedhelm n’est pas inquiet pour l’avenir du yacht club. Certes, il faudra un jour construire de nouveaux pontons flottants, car ceux actuels ne sont plus adaptés à des eaux aussi peu profondes. Mais ce n’est rien comparé aux autres défis du Bas-Rhin. Un sujet qui défraye la chronique de l’actualité allemande depuis la mi-juillet, comme par exemple : l’inondation historique d’un affluent du fleuve un an plus tôt, qui avait sensibilisé au changement climatique une région, la Rhénanie, qui s’est rapidement retrouvée immunisée contre ses effets. Deux causes réunies expliquent le phénomène : la faible pluviométrie de ces dernières semaines et le manque de neige dans les Alpes l’hiver dernier, qui a empêché les sources du Rhin d’être suffisamment alimentées au moment de la fonte. au puits que les hydrologues estiment cette année à environ 200 à 300 litres par mètre cube.

“La situation actuelle est totalement inédite”

Pour être honnête, la baisse du niveau du Rhin n’est pas un problème nouveau. Pour avoir une image plus précise de la situation, rendez-vous à la station limnimétrique du port de Duisbourg, une guérite blanche et bleue surmontée d’un compteur numérique qui indique la profondeur du fleuve en gros chiffres orange.

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