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Le budget des JO 2024 sera “affecté par l’inflation”, souligne Tony Estanguet

“Notre objectif est de maintenir le contrôle budgétaire comme nous l’avons fait depuis le premier jour”a répondu lundi 25 juillet à france info Tony Estanguet, président du comité d’organisation des JO 2024, alors qu’Emmanuel Macron le matin “réunion de chantier” avec une dizaine de ministres, dont ceux des Sports et de l’Intérieur.

franceinfo : Pourquoi ce slogan, dévoilé aujourd’hui : “Open the Games large” ?

Tony Estanguet : Cela s’inscrit dans l’ambition de tenir la cérémonie d’ouverture pour la première fois en centre-ville, sur la Seine. Déplacer les Jeux hors des stades : au pied de la Tour Eiffel, dans les jardins du Château de Versailles, au Grand Palais, aux Invalides. Et puis cela signifie aussi que les Jeux sont largement ouverts aux enjeux de notre société. Par exemple, en réduisant les émissions de CO2 : nous voulons diviser par deux l’empreinte CO2 des Jeux par rapport aux éditions précédentes. Ou en relevant le défi de la parité : pour la première fois dans l’histoire des Jeux, il y aura un nombre égal d’athlètes, hommes et femmes, au départ des compétitions.

L’une des solutions évoquées par l’Élysée pour compenser l’augmentation des dépenses liées à l’inflation est de toucher à la “réserve pour imprévus” [une enveloppe de secours de 315 millions d’euros prévus dans le budget]. N’est-ce pas un peu risqué ?

Notre objectif est de garder le budget sous contrôle, comme nous l’avons fait dès le premier jour. Le budget des Jeux est de 4 milliards d’euros, dont 98 % sont financés par des fonds privés. Nous avions en effet prévu une réserve pour imprévus de 315 millions. Nous entrons maintenant dans les deux dernières années de préparation. Surtout, cette réserve ne peut pas être consommée en un an, mais est destinée à être dépensée et utilisée pour la réussite des Jeux. C’est donc l’une des options qui seront discutées dans les mois à venir.

Entre le Covid et la crise internationale, nous n’avons pas été épargnés. Oui, il y aura de l’inflation. Et oui : Paris 2024, comme toutes les entreprises en France, sera touchée par cette inflation. A nous de trouver des solutions économiques ou de chercher des partenaires pour augmenter encore le budget.

Sur le plan sécuritaire, les pourparlers de ce matin n’ont pas remis en cause la cérémonie d’ouverture sur la Seine et la Concorde. Est-ce un soulagement pour vous ?

J’étais très serein à ce sujet car la sécurité est une priorité depuis le premier jour de Paris 2024. Lorsque nous avons décidé d’organiser cette cérémonie d’ouverture sur la Seine, c’était après de longs mois à débattre de ces enjeux sécuritaires. Alors effectivement, le Président de la République et le Ministre de l’Intérieur ont réaffirmé leur plein soutien à ce concept. Nous voici dans une phase opérationnelle : nous mettons en place des mesures de sécurité exceptionnelles pour un événement exceptionnel. Nous serons regardés par plus d’un milliard de personnes lors de cette cérémonie, nous voulons donc que la France brille. A voir un grand moment de fête, de fierté nationale.

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