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Le chef d’Al-Qaïda Ayman Al-Zawahiri a été tué par un drone américain en Afghanistan

L'Égyptien Ayman Al-Zawahiri, chef d'Al-Qaïda depuis 2011. Capture d'écran d'une vidéo publiée le 12 septembre 2011.

Le président américain Joe Biden l’a confirmé lundi 1euh En août, l’information a été divulguée aux médias américains quelques heures plus tôt : le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, a été tué lors d’une frappe de drone à Kaboul ce week-end.

“Samedi, les États-Unis ont mené une frappe aérienne sur mes ordres sur Kaboul, Aghanistan, tuant l’émir d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri”,a-t-il lancé lors d’un bref discours depuis la Maison Blanche. « Justice a été rendue et ce chef terroriste n’est plus »a ajouté Joe Biden.

Cet Égyptien de 71 ans aurait orchestré les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3 000 morts. Zawahiri avait pris le contrôle de l’organisation terroriste après la mort d’Oussama ben Laden, s’était suicidé lors d’une opération terrestre menée par Washington au Pakistan. Il a hérité d’une organisation fragilisée en 2011 et avait multiplié les “franchises” et les loyautés des circonstances, de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l’Afghanistan, la Syrie et l’Irak.

Dans son intervention télévisée, prononcée depuis un balcon de la Maison Blanche à Washington, Joe Biden a souligné le rôle important que le chef terroriste a joué au sein d’Al-Qaïda depuis les attentats : Zawahiri était constamment avec Ben Laden après le 11 septembre. Depuis sa cachette, il a coordonné Al-Qaïda dans le monde entier. Sa mort est un sérieux revers pour al-Qaïda et va détériorer la capacité du groupe à fonctionner. »

Aucune victime civile, dit Biden

La frappe de drone a été menée dans la capitale afghane sans aucune présence militaire américaine sur le terrain, a déclaré un responsable américain, démontrant la capacité des États-Unis à “pour identifier et localiser même les terroristes les plus recherchés dans le monde et prendre des mesures pour les éliminer”. Ayman al-Zawahiri a été repéré “à plusieurs reprises et pendant longtemps sur le balcon où il a finalement été frappé” en raison de la grève dans la capitale afghane, a-t-il ajouté.

« Cette mission était très bien préparéea accueilli Joe Biden. J’ai donné le feu vert il y a une semaine. Aucun civil n’a été touché, aucun dommage collatéral, aucun proche d’Ayman Al-Zawahiri n’a été blessé. » L’opération est l’œuvre de la CIA, l’agence de renseignement étrangère américaine. Le Département d’État a offert jusqu’à 25 millions de dollars de récompenses pour toute information menant à l’arrestation ou à la condamnation du chef d’Al-Qaïda.

La disparition d’Ayman Al-Zawahiri aidera les nombreuses victimes et les proches des victimes du 11 septembre à faire leur deuil, a déclaré le président américain : ” Ground Zero à New York sera toujours là pour nous rappeler la promesse que nous avons faite aux pères, mères, frères, sœurs, amis, collègues de ceux qui sont morts le 11 septembre 2001. Écoutez-moi bien, nous serons toujours là être de protéger nos concitoyens. Nous n’abandonnerons jamais. J’espère que cette action décisive [leur] pour pouvoir tourner la page. »

Un an après le retrait chaotique d’Afghanistan

La mort du chef d’Al-Qaïda survient près d’un an après le retrait chaotique des troupes américaines d’Afghanistan qui avait laissé les talibans aux commandes du pays 20 ans plus tard.

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Ce départ n’empêchera pas d’agir sur place, a rappelé Joe Biden dans son allocution : Peu importe le temps que cela prendra, où que vous vous cachiez, nous serons toujours là pour rendre justice si vous nous attaquez. J’ai promis que nous continuerons à mener des opérations de contre-espionnage en Afghanistan. Mon gouvernement continuera d’attaquer les intérêts d’al-Qaïda. On ne s’arrête jamais, on n’abandonne jamais, on ne lâche rien. »

Selon un responsable américain, la présence d’Ayman al-Zawahiri à Kaboul constitue un “violation manifeste” accords conclus avec les talibans à Doha en 2020, en vertu desquels les islamistes s’engageaient à ne pas accueillir al-Qaïda sur leur territoire, a noté ce responsable.

L’organisation terroriste avait déjà perdu son numéro 2, Abdullah Ahmed Abdullah, en août 2020 dans les rues de Téhéran par des agents israéliens lors d’une mission secrète parrainée par Washington, une information révélée à l’époque par le New York Times.

Les États-Unis ont également annoncé mi-juillet avoir tué le chef du groupe État islamique (EI) en Syrie, Maher Al-Agal, lors d’une frappe de drone, une opération qui « Affaiblit considérablement la capacité de l’EI à préparer, financer et mener ses opérations dans la région »a déclaré un porte-parole de l’armée américaine.

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Le monde avec l’AFP

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