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Les aliments protecteurs qui font la différence

Une très grande proportion des cas de cancer du côlon sont liés à certaines facettes de notre mode de vie. La composition de l’alimentation a une influence majeure sur le risque de développer plusieurs cancers. Rien n’illustre mieux cette relation que la forte incidence du cancer du côlon actuellement observée dans les pays industrialisés.

En effet, il est maintenant établi qu’environ 75 % des cancers du côlon sont directement liés à l’alimentation typique des sociétés industrialisées, c’est-à-dire riche en graisses saturées d’origine animale (viande, produits laitiers), pauvre en fruits, légumes et fibres, et souvent caractérisé par un apport calorique excessif entraînant une augmentation du risque d’obésité.

Changer ce type de régime alimentaire est donc un préalable indispensable pour réduire la mortalité par cancer du côlon.

Les études à ce jour ont identifié plusieurs facteurs alimentaires qui peuvent réduire considérablement le risque de développer un cancer du côlon.

  1. Légumes préférés

Ces aliments sont une facette essentielle de toute stratégie de prévention du cancer du côlon par l’alimentation, car les personnes qui en consomment de grandes quantités ont environ la moitié du risque de développer la maladie. Parmi les légumes les plus actifs contre ce cancer figurent les légumes crucifères – notamment le brocoli – et ceux de la famille de l’ail et de l’oignon.

Dans les deux cas, ces légumes réduisent la quantité de cancérigènes produits par les bactéries de notre flore intestinale, réduisant ainsi la formation de cellules anormales pouvant dégénérer en cancer. De plus, des études récentes menées sur des cellules isolées de tumeurs intestinales montrent que certaines molécules présentes dans ces végétaux ont également la capacité de tuer des cellules cancéreuses déjà présentes, un phénomène qui pourrait évidemment aider à prévenir le développement de ce cancer.

2 fibres, mais pas n’importe lesquelles

Il faut également noter que si la consommation de fibres est évoquée depuis plusieurs années comme un facteur important dans la prévention du cancer du côlon, les données recueillies depuis montrent que la réalité est beaucoup plus complexe. En effet, il semble que toutes les fibres alimentaires n’aient pas le même effet protecteur, comme en témoignent les résultats d’une étude récente qui a révélé que les fibres de céréales ne sont pas efficaces pour prévenir le cancer du côlon.

Cependant, il semble qu’une autre catégorie de fibres présentes dans certaines plantes, les lignanes, pourrait aider à prévenir ce cancer. Ces lignanes sont présentes en très grande quantité dans les graines de lin et de tournesol et dans certaines noix. Ces céréales doivent donc être considérées comme des aliments à fort potentiel de prévention du cancer du côlon.

  1. Safran des Indes

En laboratoire, le curcuma et son ingrédient principal, la curcumine, sont de puissants inhibiteurs du développement du cancer du côlon. Un rôle de cette épice dans la prévention de ce cancer est également suggéré par les observations montrant que les Indiens, principaux consommateurs de cette épice, ont un taux de cancer du côlon 10 fois moins élevé que dans les pays industrialisés.

  1. Probiotiques

La composition de la flore intestinale microbienne joue également un rôle majeur dans le développement du cancer du côlon. Plusieurs observations suggèrent que certaines bactéries bénéfiques, comme les lactobacilles et les bifidobactéries, pourraient prévenir le cancer du côlon. De plus, des recherches sur l’effet de la consommation de produits laitiers fermentés contenant ces bactéries – appelés probiotiques – montrent que ces produits fermentés réduisent le développement du cancer du côlon dans des modèles animaux. Divers produits fermentés contenant des probites, comme les bifidobactéries, constituent donc un complément intéressant aux habitudes alimentaires des personnes intéressées par la prévention du cancer.

Les ravages du cancer du côlon dans les pays industrialisés sont un exemple concret de l’impact que peut avoir l’alimentation sur le développement du cancer. Cependant, il est possible de renverser la tendance et de réduire drastiquement la mortalité associée à cette maladie. En ce sens, modifier les habitudes alimentaires pour introduire les aliments susmentionnés et réduire la consommation de graisses saturées est sans aucun doute la meilleure façon d’atteindre cet objectif.

* Presse Santé s’efforce de transmettre les connaissances en santé dans un langage accessible à tous. EN AUCUN CAS LES INFORMATIONS FOURNIES NE REMPLACENT L’AVIS D’UN PROFESSIONNEL DE SANTÉ.

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