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Les États-Unis affirment avoir tué le chef du groupe terroriste Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, lors d’une attaque en Afghanistan

« Justice a été rendue, et ce chef terroriste n’est plus. Le président américain Joe Biden a annoncé lundi que le chef du groupe terroriste Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, avait été tué lors d’une frappe aérienne à Kaboul, en Afghanistan. Sont morts permettra aux familles des victimes du 11 septembre” tourner la page, a-t-il ajouté lors d’une allocution télévisée. Ayman Al-Zawahiri serait en effet le cerveau derrière les attentats qui ont fait près de 3 000 morts aux États-Unis.

Ayman al-Zawahiri a été repéré “à plusieurs reprises et pendant longtemps sur le balcon où il a finalement été frappé” en raison de la grève dans la capitale afghane, a ajouté un haut responsable américain, cité par l’AFP. L’opération, qui s’est déroulée pendant le week-end, n’a pas “pas de victimes civiles”a déclaré Joe Biden lors de son discours. “Peu importe le temps que cela prendra, où que vous vous cachiez, si vous représentez une menace pour notre peuple, les États-Unis vous trouveront et vous élimineront.”a martelé le président américain.

Né en 1951 dans une famille bourgeoise près du Caire, en Égypte, Ayman Al-Zawahiri se reconnaît facilement à sa bosse sur le front et à ses grosses lunettes et rejoint les Frères musulmans à l’âge de 15 ans. Il a été impliqué dans l’assassinat du président égyptien Anouar Al-Sadate en 1981 et a été emprisonné pendant trois ans avant de rejoindre l’Arabie saoudite et le Pakistan au milieu des années 1980, où il a soigné des jihadistes combattant les Soviétiques et rencontré Oussama ben Laden.

Longtemps chef du Jihad islamique égyptien (JIE), il n’a rejoint al-Qaïda qu’à la fin des années 1990. Ayman Al-Zawhiri est depuis lors l’une des principales personnalités de la brume jihadiste. En 1998, il devient l’adjoint d’Oussama ben Laden, ainsi que son médecin, avant de prendre logiquement la relève en 2011, lorsque ce dernier est assassiné par un commando américain au Pakistan. Notamment, Ayman Al-Zawahiri avait théorisé la masse des franchises djihadistes, selon la loyauté des circonstances, de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l’Afghanistan, la Syrie et l’Irak.

Ayman Al-Zawahiri et Oussama ben Laden dans une vidéo diffusée par Al-Jazeera le 15 avril 2002. (AL-JAZEERA)

Le ministère des Affaires étrangères a offert jusqu’à 25 millions de dollars (En anglais) récompense pour toute information menant à l’arrestation ou à la condamnation du chef d’Al-Qaïda, introuvable depuis plus d’une décennie. Fin 2020, des sources ont une fois crédité des rumeurs selon lesquelles il serait décédé d’une maladie cardiaque, mais il est ensuite réapparu dans une vidéo. En juin 2021, une commission des Nations unies estimait dans un rapport (En anglais) Qu’il était “quelque part dans la zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan”.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahif, a déclaré sur Twitter que “raid aérien” a été menée par un drone américain sur une maison dans le district de Sherpour à Kaboul, en Afghanistan. “L’émirat islamique d’Afghanistan condamne fermement cette attaque”a-t-il ajouté, qualifiant la grève de “violation flagrante des principes de l’accord international de Doha”signé fin février 2020 entre les États-Unis et les talibans.

“Il n’y avait pas de personnel américain sur le terrain à Kaboul”a déclaré un haut responsable américain, cité par l’AFP, ajoutant que la présence d’Ayman Al-Zawahiri dans la capitale afghane est un “violation manifeste” Accords de Doha.

Cette annonce de Joe Biden intervient près d’un an après le retrait chaotique des troupes américaines d’Afghanistan qui avait laissé les talibans aux commandes du pays 20 ans plus tard. Le groupe Al-Qaïda avait déjà perdu son n°2, Abdullah Ahmed Abdullah, en août 2020 dans les rues de Téhéran (Iran) par des agents israéliens lors d’une mission secrète parrainée par Washington, une information révélée à l’époque. parler New York Times(En anglais).

Mi-juillet, les États-Unis ont annoncé avoir tué le chef du groupe État islamique (EI) en Syrie, Maher Al-Agal, lors d’une frappe de drone. Cette opération avait, selon un porte-parole militaire américain, « affaiblit considérablement la capacité de l’EI à préparer, financer et mener ses opérations dans la région ».

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