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Les projets pétroliers de Kinshasa sont “catastrophiques” pour l’environnement, selon Greenpeace

Inquiétudes sur la forêt tropicale congolaise, deuxième poumon de la planète après l’Amazonie. En présence des multinationales du secteur, le 28 juillet 2022, le président Félix Tshisekedi a lancé les appels d’offres pour la mise aux enchères de 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers d’une superficie de plus de 240 000 km² touchant plusieurs zones forestières. Parcs nationaux.

Selon le ministère des Hydrocarbures, la République démocratique du Congo (RDC) dispose de réserves pétrolières estimées à environ 22 milliards de barils de pétrole et 66 milliards de mètres cubes de gaz méthane dans le lac Kivu, situé à la frontière avec le Rwanda. Cela pourrait amener le pays au premier rang des grands producteurs de pétrole et de gaz.

« J’assure ici nos partenaires de notre détermination à réaliser des travaux miniers et d’exploration avec des moyens technologiques de pointe qui protègent l’environnement, la faune et la flore et préservent les écosystèmes et l’équilibre écologique.a déclaré le président congolais lors du lancement officiel de cet appel d’offres à Kinshasa, la capitale de la RDC.

L’organisation écologiste Greenpeace n’a pas été rassurée par ces propos. Elle se dit très préoccupée par la forêt tropicale congolaise et les différents parcs nationaux inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. L’ONG appelle Kinshasa à reconsidérer ce plan avec des conséquences “catastrophique” (lien en anglais) Pour l’environnement. Dans des lettres aux compagnies pétrolières, Greenpeace assure que le plan du gouvernement congolais constitue une menace pour les communautés villageoises, la biodiversité et le climat mondial. “Cette énorme vente aux enchères fortement opposé aux communautés locales – chevauche des tourbières et plusieurs aires protégées”, poursuit long.

Le bassin central est un complexe riche en tourbières, riche en biodiversité” qui contient “environ 30 gigatonnes de carbone, soit l’équivalent de trois années d’émissions mondiales de CO2”

“Cette vente aux enchères se moque non seulement de l’image de la RDC en tant que solution à la crise climatique, mais elle expose le peuple congolais à la corruption, à la violence et à la pauvreté qui accompagnent inévitablement la malédiction du pétrole”.dit Irène Wabiwa, dit Irène Wabiwa, chef de projet international pour la Campagne Forêts du Bassin du Congo à Greenpeace Afrique.

Plus de 100 000 personnes a signé une pétition Le président Félix Tshisekedi de mettre fin à l’exploitation de nouveaux gisements de pétrole et de gaz dans le pays.

La décision de la RDC intervient cinq mois après la signature d’un accord de financement de 500 millions de dollars pour protéger les forêts congolaises lors de la COP26, a également déploré Greenpeace.

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