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Notre essai mesuré du Citroën C3 Aircross BlueHDi 110

Conçu avec des courbes comme un gros nounours, le C3 Aircross joue son propre rôle dans l’univers des SUV urbains, même s’il a obtenu des phares au design plus net l’année dernière. Incidemment, ce petit SUV a reçu un écran central plus grand (9 pouces en haut de gamme contre 8 pouces auparavant), de nouveaux habillages, ainsi que des sièges Advanced Comfort avec une sellerie encore plus moelleuse, c’est à dire. Il est dommage que Citroën n’ait fait aucun effort pour améliorer tous ces plastiques durs sur le tableau de bord, tout comme sur les contre-portes, qui détonnent un peu dans la catégorie. Et on regrette toujours que la commande du chauffage-climatisation doive passer par l’un des sous-menus de l’écran tactile. Ou on apprécie la couche de mousse de 15mm sur les assises quand on s’y assied, malheureusement les assises et les dossiers manquent encore de maintien, latérale ou lombaire. De plus, la position au volant, très droite, avec les pieds attaquant les pédales par le haut, se rapproche de celle d’une chaise.

Il n’est donc pas installé de la meilleure façon pour voyager longtemps. En revanche, malgré sa longueur raisonnable, ce C3 Aircross offre une bon espace à bord, également sur la banquette arrière. Tandis que le coffre, large et profond, est capable d’absorber 350 dm3 de bagages, une des meilleures valeurs de la catégorie. Et pour ceux qui veulent transporter des objets encombrants, la finition High Shine Pack offre une banquette coulissante en deux parties de plus de 16 cm, ainsi qu’un dossier de siège passager rabattable pour y glisser des objets longs.

Un diesel sobre et suffisamment économe

En plus de ce restylage, le 1.5 BlueHDi a obtenu 10 ch, passant de 100 à 110 ch. Peu vibratoire et bien insonorisé, sauf en ville, ce diesel bien élevé est disponible dès 1 300 tr/min et propose alors une belle allonge grâce à son couple de 250 Nm. Cependant, le rapport long de la transmission oblige à rétrograder en 5e pour dépasser en toute sécurité sur route (80 à 120 km/h en 11,2 s à 17,2 s en 6e). Mais, sauf dans ce cas, le BlueHDi 110 propose des relances suffisamment puissantes pour ne pas avoir à trop manipuler avec une direction caoutchouteuse. On remarque aussi un niveau sonore un peu élevé sur l’autoroute (71 dBA à 130 km/h), à la fois dû au vrombissement du moteur en arrière-plan et au bruit de l’air, auquel les grandes barres de toit ne peuvent faire face. S’il n’est pas aussi discret que le 1.2 PureTech qui brûle sans plomb, ce BlueHDi donne un belle sobriété, quel que soit l’usage. Avec une moyenne de 5,5 l/100 km et jamais plus de 6,4 l/100 km sur autoroute, Malgré son aérodynamisme peu favorable, ce petit SUV diesel garantit un budget carburant raisonnable pour ceux qui roulent beaucoup et/ou autonomie confortable, plus de 800 km malgré le petit réservoir de seulement 45 l.

Confortable mais peu maniable

On aurait donc apprécié une meilleure position de conduite pour les gros rouleurs, les seuls envisageant un diesel de nos jours. Cependant, ils bénéficieront au quotidien de : les suspensions très souples et les sièges souples assurent une excellente filtration des déformations, même si les grosses barres stabilisatrices encaissent beaucoup de chocs transversaux sur les routes détériorées. Et puis, grâce à ces suspensions qui améliorent le confort, le châssis de C3 Aircross n’est ni agile, ni astucieux, ni particulièrement efficace. Sans oublier les gommes Bridgestone Turanza au grip supérieur à la moyenne, en témoignent les distances de freinage excessives (72 m à 130 km/h). Bref, ce C3 Aircross privilégie les parcours un peu sinueux et la douceur de roulement. Pour ceux qui ne l’apprécient pas, le seul autre choix diesel dans la catégorie SUV de la ville se résume à son cousin Peugeot 2008, qui est 2 000 € plus cher mais autrement dynamique à conduire.

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