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Série d’été – Comment va… DS ?

Dans un marché européen exsangue, en baisse de 14% au premier semestre après un exercice 2021 terrible, DS se distingue en enregistrant une augmentation de son chiffre d’affaires de 10,7%.

Même si les volumes restent faibles en valeur absolue – 20 730 voitures vendues, soit moins que les près de 29 000 Porsche -, le constructeur français est ainsi l’un des rares généralistes à se maintenir actuellement, avec Kia, Hyundai et Dacia.

La DS4 dispose des technologies les plus modernes et dégage beaucoup de confort.
La DS4 dispose des technologies les plus modernes et dégage beaucoup de confort.

Il doit ce vent exubérant à sa nouvelle berline compacte, la DS4, qui connaît un bon démarrage commercial. Magnifiquement conçu, raffiné et équipé d’un moteur hybride rechargeable complètement à jour, il offre au niveau du championnat allemand.

Il en va de même pour le DS7. A l’occasion du récent restylage, il a abandonné le nom de Crossback. Avec son moteur hybride de 360 ​​ch et sa présentation des plus épurées, le SUV tricolore premium n’a rien à envier aux marques plus établies.

Lancée en 2017, la DS7 représente 50% des ventes de la marque.
Lancée en 2017, la DS7 représente 50% des ventes de la marque.

La bonne fortune de DS réside aussi dans l’électrification : elle sera bientôt révolue, l’époque où les marques allemandes pouvaient montrer leur truc avec leurs puissants blocs thermiques qui donnaient à la compétition des complexes.

Avec la fin de l’énergie thermique annoncée pour 2035, les moteurs « zéro émission » (au moins en partie) remettent les compteurs à zéro. Ainsi, alors que les modèles électriques représentent déjà 40% de ses ventes, DS accélère et ne lancera que des modèles 100% électrique dès 2024.

Cela signifie-t-il le pari qui consistait à établir un label de premier ordre? fabriqué en France est sur le point d’être gagné ? Nous n’allons pas encore jusque-là, d’autant que les DS4 et DS9 sont respectivement assemblées en Allemagne et en Chine, un pays sur lequel la marque s’est beaucoup appuyée et où l’échec est flagrant.

Mais s’il faut du temps pour imposer sa crédibilité dans l’automobile, la branche premium française de la galaxie Stellantis (14 marques au total) navigue avec une certaine habileté.

Certes, le DS3 Crossback ne fait pas merveille face aux redoutables Audi Q2 et autres Mercedes GLA. De même, la DS9 est incapable de revenir sur les BMW Série 5 et Mercedes Classe E.

Mais avec une présence dans 40 pays à travers un réseau de distribution de 400 DS Stores, DS semble désormais avoir les moyens de ses ambitions.

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