in

Tudor, un réveil tant attendu / Ligue 1 / Olympique de Marseille / SOFOOT.com

Arrivé à Marseille début juillet pour succéder à Jorge Sampaoli, Igor Tudor évolue déjà en eaux troubles dans le vieux port. Entre loge et public sceptique, contrairement à son prédécesseur, son style de jeu peine à s’imposer. La saison n’a pas encore commencé et le navire marseillais tangue déjà. Arrêtez la mutinerie.

En un seul match officieux au Vélodrome, Igor Tudor a déjà réussi à s’offrir ce que Jorge Sampaoli n’a jamais eu le luxe de connaître à l’OM : une bronca plus forte que le Mistral. L’Argentin, parfois remis en cause durant son an et demi à Marseille, a toujours su relever la barre pour éviter la tempête. Arrivé le 4 juillet pour lui succéder, Igor Tudor est beaucoup plus en difficulté et fonce droit vers un ouragan particulièrement précoce. La saison n’a pas encore commencé que la place du technicien croate sur le banc marseillais est déjà remise en question par un public qui l’a bien fait comprendre par la suite. la récente défaite face à Milanmais aussi en ne séduisant pas vraiment un dressing.

Un fond de jeu réduit à néant

En six matches amicaux, l’OM ne s’est imposé qu’une seule fois, face à sa voisine Marignane Gignac, native de N2 (4-1). Le reste du bilan refroidit vite les attentes du peuple phocéen, avec trois défaites et un zéro en quatre matchs contre Norwich (0-3), Middlesbrough (0-3), le Betis (1-1) et le Milan (0-2 ), Alors. Pire que les résultats anecdotiques de ces matchs de préparation, c’est la façon dont l’ambiance se fige dans la Commanderie. S’il est insensé de se fier à ces matches amicaux estivaux pour tirer des conclusions sur l’issue de la saison à venir, les Marseillais n’ont pas trouvé de branche à laquelle se raccrocher lors de ces rencontres.

En défense, passer du jeu hyper-possession de Sampaoli à la pression tout-terrain de Tudor, qui abandonne volontiers le ballon, ne se fait pas en un jour. En remplaçant son entraîneur parti par surprise au début de l’été, le président Pablo Longoria aurait peut-être dû en tenir compte, car non seulement le vestiaire a été affecté par le départ de l’Argentin, mais il doit aussi faire exactement le contraire de ce qui lui était demandé. lui pendant un an et demi. Trois mois après le début d’une nouvelle campagne de Ligue des champions, le choix de Tudor a détruit toutes les bases sur lesquelles l’OM avait entamé la reconstruction réussie.

Et ce n’est pas tout. Ce qui fragilise également l’édifice olympique, ce sont les méthodes du nouveau responsable du site croate. L’entourage des joueurs commence à leaker les méthodes de Tudor, du genre à retourner au lard de ses troupes sans trop se prendre la pince. Depuis son arrivée, le nouveau patron de l’OM aurait pris le chou avec Jordan Amavi, Gerson et Cengiz Ünder. Tranquillement assis sur le canapé, Bamba Dieng pourrait aussi sortir de ses prises. Lors du premier match amical de la saison, les Sénégalais ont réussi un triplé. Depuis ? Presque rien. Le champion d’Afrique ne participe même plus au montage tactique. Tudor n’aime pas son profil et lui reproche d’être en surpoids.

Dieng, symbole de l’incompréhension

L’affaire Dieng – qui a annoncé vouloir rester et gagner à l’OM – ne symbolise que l’incompréhension qui existe entre l’entraîneur et son vestiaire, mais aussi son public. Dans ce conflit naissant, les supporters sont quasi unanimes derrière leur agresseur, et #TudorOut fleurit sur les réseaux sociaux. Heureusement pour lui, Tudor a des bailleurs de fonds. « On a un nouvel entraîneur, un nouveau système. Tout ne se fait pas en un jour. On va faire au mieux. On va voir ce que ça donne. On suit les consignes. (…) Il faut lui faire confiance, sinon ça va se faire. compliqué ” , a plaidé Jonathan Clauss après la défaite face à Milan. L’ancien Lensois a ensuite poursuivi : « On ne peut pas tirer à droite et lui à gauche, sinon on n’ira pas plus loin. Nous devons lui faire confiance et croire en ses paroles. Tirez dans le même sens. »

Même Gerson est venu à son secours sur Twitter après leur altercation, ce qui n’a pas suffi à calmer le jeu. L’attitude de Tudor, qui avait déjà provoqué le départ anticipé de son éphémère adjoint Mauro Camoranesi, ne fonctionne plus. Selon Provence, les administrateurs des vestiaires, menés par Dimitri Payet, auraient demandé un rendez-vous avec le président et l’entraîneur pour arranger les choses. La principale demande ne porte pas sur le plan de match, qui correspond mot pour mot sur le papier à la devise du club, mais sur le manque de pédagogie d’Igor Tudor. Après la défaite face à Norwich, le technicien croate a donné quelques indices sur une entame qui serait compliquée : “Nous travaillons très dur. Je suis le genre d’entraîneur qui aime faire de gros préparatifs pour la saison pour en récolter les bénéfices plus tard.

Après celui contre Milan, le juke-box croate a changé de disque : « Ce n’est pas un problème de préparation, c’est un problème de niveau. Il faut être réaliste : il y a un écart entre les deux équipes. En deuxième mi-temps, nous étions un peu meilleurs, mais nous n’étions pas prêts à affronter ce genre d’équipes. » Pas de quoi rassurer les supporters marseillais à une semaine du lancement de la Ligue 1 et à un mois d’une Ligue des champions où l’OM rencontrera exactement ce genre d’équipe. S’il veut faire mieux que ses cinq prédécesseurs croates sur le banc de l’OM (Ivan Marković, Tomislav Ivić, Luka Peruzović, Josip Skoblar et Zoran Vujović), Igor Tudor devra bientôt relever la barre. Une victoire face à Reims dimanche, dès la première journée de L1, lui donnerait une certaine tranquillité d’esprit.

Par Adrien Hémard-Dohain

Jacques Mourre tente de se suicider au volant de sa voiture (Résumé de l’épisode 946)

La dernière Golf 8 du genre ? Volkswagen fait des merveilles !