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un premier avis défavorable de l’Autorité de la concurrence, mais les chaînes maintiennent leur projet

Les deux groupes ont déjà entamé des démarches pour faciliter leur rapprochement.

Un premier constat a été délivré par les services d’enquête de l’Autorité de la concurrence et il n’est pas : “pas favorable” au projet de fusion entre TF1 et M6, qui doit créer un géant français de la télévision, a annoncé mardi 26 juillet le dirigeant de M6, Nicolas de Tavernost, en marge de la publication des résultats de son groupe.

En particulier, le rapport souligne « des problèmes de concurrence importants » dans des publicités télévisées, appelé M. de Tavernost. “La nature et l’étendue des recours requis dans le rapport d’enquête rendraient le projet sans pertinence pour les parties qui y renonceraient dans ce cas”ont par la suite déclaré conjointement TF1, M6 et leurs actionnaires respectifs – les groupes Bouygues et RTL – dans plusieurs communiqués.

ces mesures « ne permettrait pas de construire un projet industriel cohérent », a insisté M. de Tavernost, proposé comme futur PDG du nouveau groupe. Les deux chaînes comptent sur ce rapprochement pour peser face aux nouveaux acteurs du numérique, comme Netflix, qui grignotent le temps d’écoute de la télévision traditionnelle, font grimper le prix des programmes audiovisuels et investissent désormais le marché publicitaire.

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Décision finale attendue en octobre

TF1 et M6 demandent à l’Autorité de la concurrence de considérer leur part de marché en tenant compte de ces nouveaux acteurs mondiaux. Les deux groupes espéraient à l’origine “synergies” estimé entre 250 et 350 millions d’euros. Cependant, les stations entendent « garder le projet tel qu’il a été présenté » et répondre à l’institution dans un délai de trois semaines, selon le président du directoire de M6.

Les parties en cause seront entendues les 5 et 6 septembre par le collège de l’Autorité de la concurrence, selon les groupes Bouygues, premier actionnaire de TF1 et RTL, propriétaire de M6. La décision finale, attendue en octobre, appartient à cette commission, qui n’a pas à suivre l’avis des services d’enquête.

La fusion de TF1 et M6 créerait un géant français du marché des droits audiovisuels, de la distribution des chaînes et de la publicité télévisée, avec environ 75 % du chiffre d’affaires français dans ce dernier secteur. Ce projet, annoncé en mai 2021, devrait être achevé début 2023, après avoir également reçu l’approbation d’Arcom (ex-CSA), prévue en novembre.

Dernier bilan mitigé pour le groupe M6

Les deux groupes ont déjà entamé des démarches pour faciliter leur fusion. Ils ont notamment annoncé la cession des chaînes TFX et 6ter au groupe Altice et la libération de la fréquence Paris Première TNT pour se conformer aux règles de concentration des médias. De son côté, TF1 s’est désengagé d’un certain nombre d’activités liées au marketing et à la presse en ligne.

Le groupe M6 a présenté mardi des résultats mitigés sur le premier semestre. Son chiffre d’affaires, à 664 millions d’euros, a augmenté de 3% sur un an, principalement grâce à la reprise de l’activité cinéma, selon M. de Tavernost. Mais les recettes publicitaires, stables de janvier à juin à 530 millions d’euros, offrent des perspectives moins encourageantes pour le second semestre.

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Cela s’explique en partie par l’absence d’événements sportifs durant l’été par rapport à l’année précédente où M6 diffusait huit matchs de football de l’Euro 2020, et par le contexte économique conduisant les annonceurs à “attendre”dit le chef. L’augmentation des coûts liés au projet de fusion et la baisse d’un crédit d’impôt audiovisuel ont également pesé sur le résultat net du groupe, qui a reculé de 22,4% au premier semestre à 92,5 millions d’euros.

Le monde avec l’AFP

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