in

Vélos électriques : Porsche ne plaisantait pas

L’entrepreneur Marc Simoncini voulait en quelque sorte lancer l’iPhone vélo avec ses vélos électriques Angell. Porsche, lui, serait bien le flat six UAE et la boîte PDK. pouvoir produire. C’est en tout cas ce que l’on retient de l’annonce du géant de Stuttgart, qui ne plaisantait vraiment pas avec son annonce d’investissements dans ce monde lucratif du vélo à assistance électrique. Mais contrairement à la voiture, Porsche part de zéro, la marque allemande n’ayant ni expérience dans ce domaine ni usine pour fabriquer des vélos. Une compétence très particulière que Porsche a commencé à rechercher chez un mastodonte du secteur, le groupe Ponooc. Et les deux vont désormais de pair.

Un marché extrêmement dynamique qui intéresse Porsche

En Allemagne, la voiture électrique a le vent en poupe : deux millions de ventes en 2021 et une forte tendance vers les modèles haut de gamme à plus de 4 000 €. Inévitablement, une marque prestigieuse comme Porsche suivra ce marché avec beaucoup d’intérêt, d’autant plus qu’il s’intégrerait parfaitement à la gamme de véhicules électriques de Porsche. “Nous voyons un grand potentiel pour Porsche dans le segment des vélos électriques, c’est pourquoi nous élargissons constamment nos activités dans ce domaine”, déclare le directeur financier de Porsche.

Un véritable atout supplémentaire, mais complexe à intégrer pour un constructeur automobile qui ne maîtrise pas toute la chaîne de production d’un vélo. Expérience dans la conception et la fabrication de cadres, l’intégration de composants et la construction d’un solide carnet d’adresses avec les plus grands fournisseurs : Tout cela prend beaucoup de temps. Et Porsche n’a pas forcément le temps, l’Allemand voulant profiter rapidement de la croissance de ce marché lucratif.

Porsche avait déjà annoncé un accord avec le groupe Ponooc (Focus, Cannondale, Santa Cruz, Cervélo, GT, etc.), qui vend de nombreuses marques de vélos. Mais les détails de ce projet restaient inconnus. Les voici, enfin. Porsche et Ponooc ont fondé la joint-venture “Porsche eBike Performance” à Munich. Mais ce n’est pas tout : une deuxième joint-venture, P2 eBike, verra également le jour.

Porsche tisse peu à peu sa toile dans le monde du cyclisme, après l’acquisition de Fazua, le célèbre fabricant allemand de moteurs pour vélos électriques. Depuis, Fazua a fusionné avec… Porsche eBike Performance. Pour faire simple, voici le programme de Porsche pour les vélos électriques :

  • Performances du vélo électrique Porsche : structure basée à Munich, qui développera des groupes électriques à deux roues, comprenant “moteurs, batteries, gestion électronique et connectivité”.
  • Vélo électrique P2 : structure basée à Stuttgart et dirigée par l’ancien PDG du fabricant de vélos Focus. C’est elle qui produira les vélos à partir du milieu de la décennie avec les composants de Porsche eBike Performance.

Un vélo électrique adapté au Taycan

A quoi ressembleront les e-bikes 100% Porsche ? C’est encore très difficile à dire, même si vu le portfolio de Ponooc on peut déjà imaginer des VTT électriques et pourquoi pas des VTC et des vélos de route assistés. Quoi qu’il en soit, quand on vient de chez Porsche, on attend des produits hyper haut de gamme, une intégration totale et une technologie de pointe. Moteur léger, puissant et silencieux, batterie “maison”, les clients attendent beaucoup des vélos Porsche. Mais la concurrence est féroce : Trek, Specialized, Transition, Scott, la gamme est déjà large avec des produits très pointus. Mais le plus grand rival de Porsche pourrait bien être l’autre géant allemand : Canyon. Heureusement, Porsche pourra s’appuyer sur le savoir-faire de marques telles que Focus, également… allemandes.

le club de la capitale réagit sèchement à John Textor

Sanctions contre la Russie : L’économie du pays “paralysée”, selon une étude de Yale – 08/02/2022 à 15:47